(Montréal) Après plusieurs reports, Videotron a lancé hier ses services mobiles 3G». La filiale de Quebecor Media arrive dans un marché occupé à 40% par Bell, 33% par Rogers-Fido et 26% par Telus. Plus tôt cette semaine, on estimait que Vidéotron pourrait séduire 45 000 personnes d'ici à la fin de l'année et 165 000 d'ici à la fin de 2011 avec ses nouveaux services.
Les dirigeants de l'entreprise préfèrent toutefois rester muets sur leurs visées. «Nous ne faisons pas de projections, a dit Pierre Karl Péladeau, PDG de Quebecor, en conférence de presse tenue simultanément à Montréal, Québec, retransmise à Canal Vox et en grande partie à LCN. Mais c'est clair que nous avons des expectatives élevées.»
La mise sur pied du réseau (3,75G évolué) de Vidéotron a nécessité quatre ans de travail et 1 milliard de dollars d'investissements. Quebecor a notamment dû mettre la main sur des fréquences AWS au coût de 455 millions, en 2008.
«À l'époque, j'avais insisté sur le fait que ce projet était la pierre angulaire du développement de l'entreprise et de la stratégie corporative de Quebecor Media et de ses filiales pour les prochaines années», dit Pierre Karl Péladeau.
Pour séduire la clientèle québécoise, Vidéotron offre gratuitement les appels locaux et interurbains entre les abonnés de la téléphonie mobile et par câble de l'entreprise. Elle offre aussi des forfaits sans engagement à long terme. L'entreprise soutient, par ailleurs, que son réseau est le plus rapide, qu'elle rembourse tous les insatisfaits à leur premier mois d'utilisation et qu'elle fournit sur ses appareils 2000 éléments de contenus sur demande, 28 chaînes télé dont 9 en direct et 45 chaînes de musique en continu. Prochainement, celle qui se défend de se lancer dans une guerre de prix annoncera aussi un forfait quadruple.
Pour l'instant, la clientèle se fera offrir des services sur une douzaine d'appareils (Google Nexus One, Garmin Nuvifone A5, Motorola XT720...). «Ils permettent tous l'accès à illico mobile et permettent la programmation de l'Enregistreur numérique personnel à distance», explique Manon Brouillette, vice-présidente à la direction, responsable du projet 3G de Vidéotron.
Tous ces éléments font écho à la campagne de publicité teaser, amorcée le 1er septembre, qui martelait «La fin du temps est arrivée». L'entreprise a dans sa ligne de mire ses 1,8 million d'abonnés à ses services de téléphonie par câble, internet et télévisée. Une clientèle résidentielle mais aussi d'affaires. «On cible particulièrement les PME, dit Manon Brouillette. Il y a une communauté mal desservie dans les petites entreprises. On veut démocratiser le BlackBerry.»
Les nouveaux services de Vidéotron sont effectifs dans une centaine de municipalités. D'ici la fin de 2011, le fournisseur étendra progressivement ses services à d'autres villes. Mais au Québec seulement. Des ententes d'itinérance ont cependant été conclues avec Rogers pour le Canada et T-Mobile pour les États-Unis.
Les fréquences AWS sur lesquelles Quebecor a mis la main ne permettent toutefois pas l'utilisation du iPhone. Une lacune qui pourrait limiter la capture d'abonnés des entreprises concurrentes. Cela dit, des discussions entre Apple et T-Mobile font croire aux dirigeants de Vidéotron que l'entreprise de Steve Jobs pourrait rendre compatibles ses appareils sur de telles fréquences. «C'est évident que l'iPhone peut aider Vidéotron à augmenter sa croissance, avoue Robert Dépatie, président et chef de la direction de Vidéotron. Mais l'iPhone a au moins forcé la concurrence, les Nokia, Motorola, à s'adapter technologiquement.»
DU HOCKEY POUR QUEBECOR
Les abonnés d'Illico mobile, service offert aux abonnés des services mobiles 3G" de Vidéotron, pourront suivre en direct les matchs du Canadien de Montréal, lors de l'imminente nouvelle saison de la LNH. Précisément, Illico mobile offrira tous les matchs de hockey diffusés à RDS et TSN. «Le service est sans frais pour les abonnés à la télé numérique, explique Manon Brouillette, viceprésidente à la direction, responsable du projet 3G, de Vidéotron. Mais il faut payer pour la bande passante. Les forfaits sont en heures (5 pour 5$, 15 pour 10$, 50 pour 15$).» Pour Quebecor, et sa filiale TVA, ce partenariat avec RDS et TSN est en quelque sorte un prix de consolation. Ce n'est plus un secret, TVA souhaite que la diffusion à la télévision des matchs de hockey du Canadien ne soit plus réservée exclusivement à un réseau.
Source: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/medias-et-telecoms/201009/09/01-4313964-videotron-accouche-de-son-service-mobile.php
matt germain
mardi 30 novembre 2010
Ipad vs Playbook
Voici un petit vidéo qui fait la comparaison entre la tablette de Apple et celle de Blackberry
Communication entre la Terre et la Lune!!
La NASA a déclaré ce lundi qu'elle avait pour ferme ambition de construire une base permanente sur la Lune, et plus précisément sur le pôle sud de notre unique satellite naturel.
La base servira d'avant-poste technologique et scientifique, afin de tester les diverses technologies nécessaires aux futurs voyages vers Mars, et la construction de cet habitat devrait commencer en 2020, après une série de vols vers la lune.Man On the Moon
" Nous avons décidé de construire une base sur la lune " a déclaré Scott "Doc" Horowitz, l'administrateur associé délégué à l'exploration de la NASA, lors d'une téléconférence tenue au Johnson Space Center à Houston. Il n'y a cependant pas encore de plans définis quant au design de la base ou au travail qui y sera effectué par les astronautes. De même, laNASA n'a pas encore déterminé de date butoir pour la mise en opération de la base.
Les technologies de pointe en matière d'utilisation de l'énergie solaire seront appliquées et testées là-haut, et c'est pour cela que les pôles ont été retenus comme des candidats valables quant à l'implantation de la base. En effet, ils sont les lieux les plus exposés au soleil, et aux températures les plus clémentes. Notons que l'énergie nucléaire sera éventuellement la remplaçante de l'énergie solaire, afin de pouvoir développer plus de puissance.
Les scientifiques pensent aussi que les pôles recèlent des ressources naturelles comme de l'hydrogène, de la glace ainsi que d'autres matériaux, qui pourront être utilisés pour les conditions de vie sur place. PourShana Dale, l'administratrice adjointe de la NASA a expliqué que "C'est très enthousiasmant car nous n'en savons pas beaucoup plus sur ces régions polaires ".
Technologies de pointe pour décrocher la Lune
Les Etats-Unis avaient déjà annoncé des plans concernant la construction de nouvelles navettes spatiales, afin de pouvoir faire des vols incluant des alunissages, ce qui n'avait pas été fait depuis la mission Apollo de 1972. Le gouvernement américain a aussi prévu de développer et d'y installer un système de télécommunication, qui ferait le lien permanent entre la Terre et la lune.
Mais la NASA ne compte pas aller seule sur la Lune, et les Etats-Unis cherchent déjà d'éventuels partenaires internationaux et commerciaux, afin de partager les coûts et éventuellement aussi de pouvoir bénéficier des différents savoir-faire apportés par les pays membres.
Le NASA ne bénéficiera pas d'augmentations de budget pour ce programme. Elle a d'ores et déjà décidé de transférer progressivement les fonds utilisés pour le maintien de sa flotte spatiale, qui devrait être retirées de la circulation en 2010, date à laquelle la station spatiale devrait être finie, ce qui permettrait d'allouer le budget entièrement au programme de la base lunaire. Pour rappel, la NASA a un budget annuel de 16 milliards de dollars.
Les pays et agences ayant déjà travaillé avec la NASA dans le développement de ce qu'elle appelle saGlobal Exploration Strategy sont l'Australie, le Canada, la Chine, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Inde, l'Italie, le Japon, la Russie, la Corée du Sud, l'Ukraine et L'ESA, ou Agence Spatiale Européenne (voir son site).
Obama et son BlackBerry
Obama peut garder son blackberry, après un compromis sur sa sécurité
(AFP) – 22 janv. 2009
WASHINGTON (AFP) — L'une des questions les plus brûlantes du moment sur le président Barack Obama a trouvé sa réponse jeudi, deux jours après son investiture: il a bel et bien gardé son téléphone portable blackberry.
C'est son porte-parole Robert Gibbs qui l'a révélé lors du premier point de presse de la nouvelle administration, en précisant que l'utilisation par M. Obama de son blackberry était réservée à la communication avec certains hauts collaborateurs et quelques amis.
M. Obama passe pour l'un de ces décideurs de la nouvelle génération, qui ne peuvent se passer de l'appareil de poche qui leur permet de lire à tout moment leur courrier électronique ou de se connecter à internet.
Ce qui est volontiers raillé comme une dépendance pathologique soulevait cependant de graves questions: quant à la sécurité de M. Obama, mais aussi quant au respect de la loi. M. Obama est en effet soumis à la loi imposant l'enregistrement et, au bout du compte, la publication de sa correspondance.
L'une des préoccupations de ceux qui s'inquiètent de sa sécurité était que la possession d'un blackberry aide les ennemis de M. Obama à le localiser. Un autre souci, c'était qu'il ne s'expose à des actions en justice de ceux qui voudraient voir divulguée toute sa correspondance.
Sur la fin de sa présidence, le prédécesseur de M. Obama, George W. Bush, plaisantait volontiers sur le bonheur qu'il retrouverait, quand il quitterait la Maison Blanche, de communiquer par courrier électronique avec ses proches et ses amis.
M. Obama s'est démené pour obtenir gain de cause.
"Je continue à m'accrocher à mon blackberry, il va falloir qu'on me l'arrache des mains", disait-il environ deux semaines avant de devenir le 44e président des Etats-Unis. Il faisait valoir que le précieux appareil serait l'un des moyens de rester au contact des réalités de ce monde et de percer la bulle dans laquelle la Maison Blanche a enfermé beaucoup de ses occupants.
"Je ne sais pas si c'est moi qui vais l'emporter, je continue à me battre", disait-il alors au New York Times et à la chaîne CNBC. C'est lui qui l'a emporté, a rapporté son porte-parole, suscitant un évident réveil d'intérêt chez les journalistes qui avaient épuisé beaucoup des questions sur l'autre grande nouvelle du jour: l'annonce de la fermeture du camp de Guantanamo.
"Le président a bel et bien un blackberry grâce à un compromis qui lui permet de rester en contact avec ses plus hauts collaborateurs et un petit groupe d'amis personnels", a dit M. Gibbs en insistant sur le tout petit nombre de privilégiés qui resteraient reliés de la sorte au président. "On a renforcé la sécurité pour lui donner la possibilité de communiquer, de le faire avec efficacité et sous protection", a expliqué M. Gibbs.
Il a laissé entendre que les courriels envoyés ou reçus par M. Obama tomberaient a priori sous le coup des lois approuvées après le scandale du Watergate pour conserver la trace des communications de la Maison Blanche. Il a cependant souligné que ces lois souffraient quelques exceptions très restreintes pour les communications strictement personnelles.
Le porte-parole de M. Obama ne va pas pour autant se retrouver au chômage, faute de questions de la presse. Comment M. Obama entend-il résoudre la plus grave récession depuis longtemps, comment compte-t-il faire rentrer les soldats américains d'Irak ? Et, parmi les plus pressantes, quel chien va-t-il offrir à ses deux filles auxquelles il a fait cette promesse pendant la campagne ?
Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés.Source: http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iPerxgIjiaIXiCyTs5dm8Wlxlh3A
Le Québec investit dans la TI
(Québec) Le premier des trois fonds d'amorçage d'entreprises technologiques dont la création a été annoncée dans le budget du gouvernement québécois de mars 2009 a finalement vu le jour hier et met 41,2 millions $ de capital de risque à la disposition des entreprises naissantes en technologies de l'information (TI) et des communications au Québec.
Les deux autres fonds d'amorçage, l'un en biotechnologies, l'autre en technologies vertes, devraient être lancés au cours des prochaines semaines, a-t-on appris en point de presse, dans le cadre de la rencontre annuelle Quebec City Conference qui réunissait dans la capitale quelque 400 représentants de l'industrie du capital de risque venus de 22 pays.
Le ministre du Développement économique de l'Innovation et de l'Exportation Clément Gignac a précisé hier que les dernières ficelles du Fonds d'investissement Réal ont été attachées, lundi soir.
Outre les principaux bailleurs de fonds, Investissement Québec pour 16,5 millions $, le Fonds de solidarité FTQ pour 10,9 millions $ et FIER Partenaires pour 5,6 millions $, 29 investisseurs privés, principalement des Québécois dont les noms seront divulgués plus tard, ont avancé un total de 8,2 millions $.
Les quatre gestionnaires qui forment l'équipe chargée d'administrer cette enveloppe y vont d'ailleurs de leur propre argent, a fait remarquer Jean-Sébastien Cournoyer, associé du Fonds Réal.
«Les géants de notre économie créant de nouveaux services et marchés, une simple idée peut maintenant atteindre la viabilité commerciale avec une fraction du temps et des capitaux nécessaires auparavant», a souligné le président de l'organisation John Stokes.
Cette équipe s'est notamment fait connaître avec Montreal Startups, dont un des financements a contribué à faire croître une entreprise de 2 à 200 employés en deux ans, a rappelé M. Cournoyer.
La cible de rendement annuel du Fonds est de l'ordre de 20 %, mais M. Stokes a indiqué que les quatre gestionnaires ne recevront rien d'autre qu'un salaire de base tant qu'ils n'auront pas réussi à générer un rendement de 8 %.
Le ministre Gignac a pour sa part insisté sur l'importance du capital d'amorçage au moment où la crise économique a fortement diminué les sommes disponibles.
Dans les technologies de l'information, où les institutions financières traditionnelles sont peu présentes, «on ne peut pas hypothéquer les cerveaux», a-t-il résumé.
«Il ne faut pas sacrifier une génération d'entrepreneurs» alors que celle des baby-boomerss'apprête à passer le flambeau au cours des 10 prochaines années, a pour sa part soutenu Jacques Daoust, président d'Investissement Québec.
TI de l'UNESCO en éducation
Système d'information de l'UNESCO pour les technologies de l'information dans l'éducation (ISITE)
30-09-2003 (Moscou)
L'Institut de l'UNESCO pour les technologies de l'information dans l'éducation (IITE), basé à Moscou, a récemment lancé un système d'information qui favorisera les activités des Etats membres dans l’application des technologies de l’information et de la communication dans l'éducation.
Le projet vise à évaluer des plans d'action et des documents de principe sur l'application des technologies de l’information et de la communication dans l'éducation. Le prétendu "Système d'information pour les technologies de l'information dans l'éducation (ISITE) est destiné à fournir une base de l'analyse comparée des données dans le domaine des technologies de l’information et de la communication dans l'éducation, à examiner les besoins et à permettre un pronostic plus précis sur les principales tendances en ce qui concerne le développement dans ce secteur.
Le Système d'information pour les technologies de l'information dans l'éducation (ISITE) est attendu comme pouvant fournir un système de base pour différents aspects des projets sur les technologies de l’information et de la communication dans l'éducation, dans des domaines tels que l'accès à l'Internet, l’enseignement primaire, la formation des professeurs, y compris l'éducation etc.
Le Système d'information pour les technologies de l'information dans l'éducation (ISITE) est attendu comme pouvant fournir un système de base pour différents aspects des projets sur les technologies de l’information et de la communication dans l'éducation, dans des domaines tels que l'accès à l'Internet, l’enseignement primaire, la formation des professeurs, y compris l'éducation etc.
STI du fédéral
Les systèmes de technologie de l'information du gouvernement fédéral se font tellement désuets que, faute d'investissements suffisants pour les remettre à niveau, Ottawa pourrait peiner à offrir des services essentiels aux Canadiens, comme le versement de prestations d'assurance-emploi ou le remboursement de cotisations d'impôt.
Dans son rapport printanier, déposé aux Communes mardi, la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, sonne l'alarme. Les systèmes de technologie de l'information fonctionnent avec des applications dépassées et risquent de tomber en panne. Ce qui pourrait avoir de graves conséquences, prévient-elle.
«On voit que les systèmes vieillissent, et ce n'est pas simplement l'équipement, le «hardware', c'est aussi les langages utilisés, c'est les installations dans lesquelles se trouvent ces systèmes (...) Et on ne semble pas avoir mis ça comme priorité pour le gouvernement», a noté Mme Fraser, en conférence de presse mardi.
La vérificatrice a examiné le Programme d'assurance-emploi, le système d'administration des déclarations de revenus et de prestations ainsi que le Système normalisé des paiements. Les deux premiers, qui ont distribué ensemble plus de 33 milliards $ en 2008-2009 et traité plus de 30 millions de demandes et déclarations, présentent des risques importants liés au vieillissement des systèmes de technologie de l'information (TI), souligne Mme Fraser.
«Dans le pire des cas, le gouvernement ne pourrait plus exercer ses activités et servir les Canadiens», établit la vérificatrice.
Et la direction du dirigeant principal de l'information du Secrétariat du Conseil du trésor, qui aurait dû agir à titre de chef de file dans le dossier selon Mme Fraser, connaissait les risques depuis déjà une décennie, mais n'a toujours pas fourni d'orientations stratégiques, constate-t-elle.
S'il accepte les critiques et recommandations de la vérificatrice, le Conseil du trésor souligne en revanche qu'il n'est pas responsable de formuler les besoins en matière de financement et d'investissement. Ce sont plutôt les ministres et le cabinet qui s'en chargent et qui prennent les décisions dans le domaine.
La direction du dirigeant de l'information du Secrétariat a néanmoins fait savoir qu'elle rédigera un rapport sur l'état des systèmes de TI vieillissants, dont l'évaluation devrait être terminée d'ici avril 2011.
Parmi les cinq organisations gouvernementales responsables des dépenses les plus importantes en TI, sur lesquelles s'est penchée la vérificatrice générale, les méthodes de gestion et de surveillance des risques étaient de plus incomplètes.
Seule l'Agence du revenu a en outre préparé un plan d'investissement afin de remédier à la situation, avec une proposition de financement à long terme pour investir de façon continue à la modernisation de ses systèmes de TI. Il reste du chemin à faire, du côté des quatre autres organismes - soit la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et les ministères des Travaux publics, des Ressources humaines et de la Citoyenneté et l'Immigration -, déplore Mme Fraser. Ceux-ci ont accepté les recommandations de la vérificatrice et pris certaines mesures, mais n'en sont encore qu'à des ébauches de plans.
Autre constat négatif, de la part de la vérificatrice générale: l'organisation de la réhabilitation des édifices du Parlement est quelque peu chaotique, ce qui entraîne des retards dans la prise de décisions et contribue à accroître les coûts et les risques liés aux projets.
Pourtant, le ministère des Travaux publics a relevé des risques importants qui pourraient interrompre le déroulement des activités du Parlement. «Le caractère patrimonial de certains des édifices est menacé, et la santé et la sécurité des occupants pourraient l'être aussi», rapporte Mme Fraser dans son compte-rendu de la situation.
La rénovation des édifices de la colline parlementaire nécessite la consultation de plusieurs entités, soit le ministère des Travaux publics, le Sénat, la Chambre des communes, la Bibliothèque du Parlement, ainsi que Parcs Canada et la Commission de la capitale nationale. Et les priorités de chacun sont différentes.
Travaux publics relève du gouvernement et doit rendre des comptes au Conseil du trésor, mais le ministère doit aussi tenir compte des exigences des partenaires parlementaires que sont les Communes et le Sénat. Les deux chambres n'ont toutefois pas voix au chapitre des décisions.
Les méthodes utilisées par le ministère pour gérer les projets ont l'appui de toutes les parties concernées, note la vérificatrice. Mais «en dépit des méthodes appliquées à l'heure actuelle, il sera difficile de définir les priorités et de satisfaire aux exigences des clients tant que le problème du cadre de gouvernance ne sera pas réglé», conclut-elle.
Mme Fraser recommande donc que les responsabilités et la reddition de comptes soient confiées aux deux Chambres. Le ministère a répliqué qu'il en tiendrait compte et «collaborerait avec les autres intervenants, selon ses mandats et autorités».
Dans un rapport distinct, la vérificatrice générale a par ailleurs rassemblé un survol des rapports de vérification fédéral et provinciaux des dossiers de santé électroniques. Le document signale que l'objectif de rendre les dossiers électroniques de la moitié des Canadiens accessibles aux fournisseurs de soins de santé pourrait ne pas être atteint d'ici la fin de 2010, comme il était prévu à l'origine, mais plutôt au début de 2011.
Le ministère de la Santé avait choisi, selon ce que des sources ont expliqué à La Presse Canadienne, d'attendre le dépôt de ce rapport avant de verser les 500 millions $ promis dans le budget de 2009.
Les points saillants du rapport
- Les systèmes de technologie de l'information du gouvernement fédéral vieillissent et plusieurs risquent de tomber en panne, ce qui pourrait avoir de graves conséquences.
- Des risques importants de défaillance des systèmes des édifices de la colline parlementaire sont notés et ces défaillances pourraient perturber les activités du Parlement. De nombreuses organisations en sont responsables, ce qui ralentit la prise de décision.
- Certains travaux de recherche au ministère de l'Agriculture n'ont pas été bien gérés et le ministère tarde à définir ses besoins en ressources humaines et équipement à ce chapitre.
- Une ou plusieurs lacunes importantes ont été constatées dans trois des 11 sociétés d'Etat examinées, dont la Société canadienne des postes.
- L'objectif de rendre les dossiers de santé électroniques de la moitié des Canadiens accessibles aux fournisseurs de soins de santé pourrait ne pas être atteint d'ici la fin de 2010. Cette constatation est basée sur les rapports de vérification menée dans six provinces, dont le Québec ne fait toutefois pas partie.
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