(Québec) Le premier des trois fonds d'amorçage d'entreprises technologiques dont la création a été annoncée dans le budget du gouvernement québécois de mars 2009 a finalement vu le jour hier et met 41,2 millions $ de capital de risque à la disposition des entreprises naissantes en technologies de l'information (TI) et des communications au Québec.
Les deux autres fonds d'amorçage, l'un en biotechnologies, l'autre en technologies vertes, devraient être lancés au cours des prochaines semaines, a-t-on appris en point de presse, dans le cadre de la rencontre annuelle Quebec City Conference qui réunissait dans la capitale quelque 400 représentants de l'industrie du capital de risque venus de 22 pays.
Le ministre du Développement économique de l'Innovation et de l'Exportation Clément Gignac a précisé hier que les dernières ficelles du Fonds d'investissement Réal ont été attachées, lundi soir.
Outre les principaux bailleurs de fonds, Investissement Québec pour 16,5 millions $, le Fonds de solidarité FTQ pour 10,9 millions $ et FIER Partenaires pour 5,6 millions $, 29 investisseurs privés, principalement des Québécois dont les noms seront divulgués plus tard, ont avancé un total de 8,2 millions $.
Les quatre gestionnaires qui forment l'équipe chargée d'administrer cette enveloppe y vont d'ailleurs de leur propre argent, a fait remarquer Jean-Sébastien Cournoyer, associé du Fonds Réal.
«Les géants de notre économie créant de nouveaux services et marchés, une simple idée peut maintenant atteindre la viabilité commerciale avec une fraction du temps et des capitaux nécessaires auparavant», a souligné le président de l'organisation John Stokes.
Cette équipe s'est notamment fait connaître avec Montreal Startups, dont un des financements a contribué à faire croître une entreprise de 2 à 200 employés en deux ans, a rappelé M. Cournoyer.
La cible de rendement annuel du Fonds est de l'ordre de 20 %, mais M. Stokes a indiqué que les quatre gestionnaires ne recevront rien d'autre qu'un salaire de base tant qu'ils n'auront pas réussi à générer un rendement de 8 %.
Le ministre Gignac a pour sa part insisté sur l'importance du capital d'amorçage au moment où la crise économique a fortement diminué les sommes disponibles.
Dans les technologies de l'information, où les institutions financières traditionnelles sont peu présentes, «on ne peut pas hypothéquer les cerveaux», a-t-il résumé.
«Il ne faut pas sacrifier une génération d'entrepreneurs» alors que celle des baby-boomerss'apprête à passer le flambeau au cours des 10 prochaines années, a pour sa part soutenu Jacques Daoust, président d'Investissement Québec.
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